Logement Atypique : genèse, histoire et vision d'une plateforme de logements d'exception
Série Logement Atypique — Plateforme, acquisition et use cases terrain.
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Airbnb accepte certains logements hors normes. Pas tous. Et surtout : beaucoup de propriétaires d’endroits vraiment exceptionnels n’y sont pas — ou y sont mal. Pas par snobisme. Parce que le format, le lieu, l’histoire ou simplement l’ambition (shooting, mariage, séminaire) ne rentrent pas dans la case « location courte durée générique ».
C’est de ce trou de marché qu’est né Logement Atypique — une plateforme co-créée avec mon frère Siméon. Pas un Airbnb bis, pas un Booking : un projet à deux, où le produit, le design et le contenu se construisent ensemble. Depuis 2025, on y a référencé environ 3 800 logements, on a visité plus de 40 lieux, et des milliers de visiteurs passent chaque mois pour découvrir, puis contacter les propriétaires.
Cet article, c’est la genèse, l’histoire, et la vision à 3–5 ans. Sans storytelling marketing creux : d’où ça vient vraiment (deux parcours, une plateforme), ce qu’on fait concrètement, et où on veut aller.
C’est quoi un « logement atypique » (notre définition)
Chez nous, « atypique » ne veut pas dire uniquement « mignon et Instagrammable ». On distingue deux axes :
- Atypique par le format — tiny houses, dômes, cabanes, architectures qu’on ne croise pas dans le stock classique. Des formats que le grand public voit peu, et que les plateformes généralistes gèrent mal.
- Atypique par le lieu, l’histoire, ou la personne derrière — châteaux, villas d’exception, lieux réaménagés avec une vraie intention. Parfois c’est le bâtiment. Parfois c’est le propriétaire. Parfois les deux.
L’objectif n’est pas d’accepter tout le monde. C’est de sélectionner des lieux qui méritent d’être mis en avant — et d’aider ces lieux à obtenir des réservations.
Deux types de réservations, en pratique :
- Particuliers — séjour, week-end, moment de vie
- Professionnels — shootings photo / vidéo, marques, mariages, séminaires, événements
Critères de sélection (pourquoi on refuse souvent)
La rareté, ce n’est pas du marketing. C’est le filtre. On ne référence (et on ne filme) que si le lieu coche vraiment :
- La taille — un lieu assez conséquent pour justifier une mise en avant (capacité, volume, ambition : séjour, événement, shooting…)
- L’atypique filmable — par l’histoire, le lieu, ou le propriétaire. S’il n’y a rien à raconter à la caméra, ce n’est pas pour nous.
- La capacité à investir — pouvoir nous payer la prestation. On construit de la visibilité sérieuse ; ce n’est pas du gratuit “pour essayer”.
- L’ouverture d’esprit — OK pour travailler avec des jeunes qui s’améliorent constamment. Pas de process figé type agence corporatiste : on avance vite, on itère.
- L’indépendance + la soif de visibilité — des propriétaires qui veulent être vus, et qui restent maîtres de leur manière de faire. On amplifie ; on ne remplace pas leur identité.
Moins de “oui” = un catalogue plus crédible. C’est voulu.
La genèse : deux parcours, une plateforme co-créée
Logement Atypique n’est pas « mon » projet avec un frère en support. C’est un projet à deux, clairement. Mon parcours (immo exception, Airbnb, produit / growth) croise celui de Siméon (photo, vidéo, design, direction artistique). L’idée ne sort pas d’un brainstorm Canva. Elle sort de fils qui se sont croisés — et qu’on a choisi de tisser ensemble.
1. Mon côté : freelance immo « exception » + Airbnb
En freelance, j’ai accompagné une agence immobilière sur une stratégie émergente : réseaux sociaux, création de contenu, mise en avant d’actifs. En pratique, je travaillais aussi avec une agence de contenu qui valorisait des biens exceptionnels — souvent à plus de 2 ou 3 millions d’euros — destinés à la vente.
Le projet n’a pas tenu longtemps (raisons multiples, classiques du genre). Mais j’ai gardé une conviction : les lieux hors normes ont un vrai besoin de récit et de visibilité, et ce besoin est mal servi par les canaux génériques.
J’ai aussi travaillé chez Airbnb, notamment sur le développement d’Airbnb Experiences en France. J’ai vu de près ce que la plateforme fait très bien — et ce qu’elle ne couvre pas.
Airbnb accepte certains logements atypiques. Pas tous. Et beaucoup de propriétaires de lieux exceptionnels, ou « trop » hors format pour le produit Airbnb, n’y mettent pas leur bien. Résultat : ils galèrent à être trouvés, à savoir communiquer, à créer du contenu, à attirer une clientèle qui peut être étrangère, très haut de gamme, familiale, ou professionnelle.
Ce n’est pas un reproche à Airbnb. C’est un angle mort de marché. Logement Atypique part aussi de là — côté produit, acquisition, SEO, outils.
2. Le côté de Siméon : image, design, direction artistique
Siméon, c’est l’œil. Photo, vidéo, design, direction artistique. Sa vision, ce n’est pas “faire de belles images pour Instagram”. C’est construire une identité visuelle et éditoriale qui tienne la route : comment on filme un lieu, comment on raconte un propriétaire, comment la plateforme doit se sentir quand tu arrives dessus.
Sans ça, Logement Atypique serait une annuaire technique. Avec ça, c’est un projet qui a une DA, une exigence de sélection visuelle, et un standard de contenu qu’on refuse de diluer.
On avait envie de construire quelque chose ensemble — pas “un site + un caméraman”. Une plateforme co-créée : lui porte l’image et la DA ; moi le produit, le trafic, l’automatisation. Les deux sont indispensables. Les deux décident.
Au début, c’était surtout ça : on proposait nos compétences. On créait du contenu. On le livrait aux propriétaires. Point.
Puis on a ajouté une couche. Puis une autre. Aujourd’hui : une plateforme, du trafic, une sélection, une mécanique de mise en relation — et toujours du contenu, toujours sous la même exigence visuelle.
Ce qu’est (et n’est pas) la plateforme aujourd’hui
Ce que c’est :
- Une plateforme qui référence des logements atypiques / d’exception
- Un levier de visibilité (SEO, contenu, réseaux, mise en avant)
- Un tunnel vers le propriétaire : le visiteur peut obtenir le contact (téléphone) via le lien de réservation — on redirige le trafic
- Un bras armé contenu : interviews propriétaires, promo du lieu, animation communautaire (jeux concours, influenceurs, événements marque)
Ce que ce n’est pas (pour l’instant) :
- On ne prend pas de commission sur les réservations
- On ne gère pas la réservation de bout en bout comme un OTA
- On n’accepte pas tout le monde : critères de sélection, volontairement stricts
De zéro à aujourd’hui (case chiffrée)
On a démarré en septembre 2025 sans rien : pas de catalogue, pas de trafic, pas d’audience. Moins d’un an plus tard, les ordres de grandeur (mi-2026) :
| Indicateur | Sept. 2025 | Aujourd’hui |
|---|---|---|
| Logements référencés | 0 | ~3 800 |
| Visiteurs uniques / jour | 0 | +150 |
| Clics vers réservation / jour | 0 | +20 |
| Lieux visités (tournages / reportages) | 0 | 40+ |
| Audience réseaux (IG / YouTube / TikTok) | — | des milliers de vues / impressions |
Ce n’est pas un dashboard marketing. C’est le signal qu’un angle mort (visibilité + récit pour l’exception) se comble : des gens arrivent, regardent, et cliquent pour réserver ou contacter.
Deux profils de logements côtoient la plateforme :
- ceux qui sont là surtout pour la promo / la visibilité
- ceux qui nous confient aussi la création de contenu (et qui nous font confiance sur la durée)
Le contenu & la DA : le vrai différenciant
Si on ne faisait que lister des fiches, on serait une annuaire de plus. Ce qui change la donne, c’est le contenu — et la direction artistique derrière : ce qu’on filme, comment on le cadre, quelle identité on refuse de trahir. Ça, c’est largement le terrain de Siméon. On le produit sur place, avec une exigence de sélection.
Trois blocs qu’on pousse :
- Interview — le propriétaire, l’histoire, le « pourquoi ce lieu »
- Promo pure du logement — images, ambiances, usage (séjour vs pro)
- Animation de communauté — concours, réception d’influenceurs, événements marque via la plateforme
Le contenu sert le logement. Il sert aussi la plateforme (Instagram, TikTok, YouTube…). On apprend encore beaucoup sur ces canaux — et c’est voulu : le « matelas » d’audience fait partie de la vision long terme.
Et ce n’est vraiment que le début
Ces chiffres, c’est la base. La suite, on la construit sur quatre leviers :
- Accompagner les propriétaires — continuer à améliorer la qualité des contenus (images, récit, formats) pour que chaque fiche tienne vraiment la route
- Outils gratuits — proposer des outils toujours plus utiles et performants, sans friction, pour aider les lieux à mieux exister en ligne
- Partenaires & interviews — une série de partenaires qu’on interview gratuitement, et pour lesquels on peut aussi créer du contenu
- Catalogue d’exception — toujours plus de logements hors normes. Aujourd’hui : 2 conciergeries partenaires. Objectif : ×10 d’ici fin 2026
La plateforme n’est pas « finie ». Elle commence à prouver le modèle. Le reste, c’est de l’exécution — et de la sélection.
Vision 3–5 ans : devenir la référence (sans tout accepter)
La mission, formulée simplement : être le partenaire de visibilité des logements atypiques en France — puis, progressivement, dans la francophonie.
Concrètement, à 3–5 ans, on vise deux choses en parallèle :
1. La référence pour déposer et mettre en avant son logement
Quand un propriétaire, une conciergerie ou une agence veut de la visibilité qualifiée pour un lieu hors normes, Logement Atypique doit être le réflexe. Ça passe par :
- SEO, backlinks, autorité de domaine
- une sélection drastique (crédibilité > volume aveugle)
- une expérience claire pour le voyageur / le pro qui cherche un lieu
Les conciergeries, en particulier, ont souvent un problème de digitalisation : elles ne veulent pas (ou ne savent pas) gérer un site propre. Sur le long terme, on veut leur offrir une solution crédible, avec un espace Pro pour gérer sans reconstruire une stack à chaque fois.
2. La référence en création de contenu pour l’exception
Plus de contenus. Pour les logements. Pour les événements. Avec le même standard : sélection, récit, exécution.
Et élargir le terrain : naviguer dans la francophonie pour créer du contenu, satisfaire les propriétaires, et animer une communauté commune — voyageurs et professionnels qui cherchent un moment, pas juste une nuitée.
Business : aujourd’hui les services, demain peut-être autre chose
Aujourd’hui, la rémunération passe surtout par la prestation (contenu, accompagnement). Être sur la plateforme « sans » passer par du service, c’est un autre sujet — et on fait évoluer les modèles au fur et à mesure.
À plus long terme, une commission sur les mises en relation / réservations est possible. On n’y est pas. Ce n’est pas le dogme du moment. Le dogme du moment, c’est : construire quelque chose de solide à deux, grandir le trafic et la marque, sans lâcher l’exigence de DA.
Et après ? Si on prend assez de parts de marché et de trafic, une cession à un acteur plus gros (qui a la marque mais s’essouffle sur ce segment) n’est pas absurde. Ce n’est pas le plan A du lundi matin. C’est une option de fin de partie si le matelas (audience + catalogue + SEO) est assez dense.
Ce que j’en retire (et ce que ça change pour nous)
Logement Atypique n’est pas un side-project technique que j’aurais “ajouté” mon frère. C’est un projet co-créé où :
- le produit compte (sélection, UX, SEO — mon terrain)
- le design / la DA / le contenu comptent (caméra, récit, identité visuelle — le terrain de Siméon)
- la relation compte (propriétaires, communauté, décisions à deux)
Ça complète mon activité scraping / automatisation : d’un côté j’aide des boîtes à extraire et activer de la data ; de l’autre, avec Siméon, on aide des lieux à exister en ligne avec une vraie image — et une vraie marque.
Si tu es propriétaire d’un lieu atypique, ou une conciergerie qui cherche de la visibilité sans reconstruire un site from scratch : logement-atypique.fr.
Si tu veux me parler scraping, automation, ou growth data : contact.
FAQ
Vous prenez une commission sur les réservations ?
Non, pas aujourd’hui. On redirige vers le propriétaire. La rémunération actuelle, c’est surtout la prestation (contenu / accompagnement). Une commission plus tard n’est pas exclue — ce n’est pas le modèle actuel.
Pourquoi pas simplement Airbnb ?
Parce qu’Airbnb ne couvre pas tout le spectre atypique / exception, et parce que beaucoup de propriétaires hors format n’y sont pas (ou mal). On ne remplace pas Airbnb : on adresse un besoin de visibilité et de récit que le généraliste ne traite pas aussi bien.
Comment être référencé ?
Par sélection. On ne veut pas diluer la plateforme. En pratique : taille du lieu, atypique filmable (histoire / lieu / propriétaire), capacité à investir dans la prestation, ouverture à travailler avec une équipe jeune qui itère, et une vraie volonté de visibilité en restant indépendant. Si ça matche, on en parle.
C’est uniquement pour les séjours ?
Non. Séjours particuliers et usages pro (shootings, marques, mariages, séminaires…).
C’est un projet solo ?
Non. C’est une plateforme co-créée avec mon frère Siméon. Mon parcours (immo exception, Airbnb, produit / growth) + le sien (photo, vidéo, design, direction artistique). Deux visions, une exigence — pas un fondateur + un prestataire famille.
Conclusion
Logement Atypique naît d’un angle mort : des logements d’exception qui peinent à être trouvés, narrés, réservés — que ce soit pour une famille ou pour une marque. Et ça naît à deux : produit d’un côté, design / DA / contenu de l’autre.
De zéro en septembre 2025 à aujourd’hui : ~3 800 logements, +150 visiteurs uniques / jour, +20 clics réservation / jour, 40+ lieux visités, et une audience réseaux qui monte. Ce n’est vraiment que le début — contenus, outils gratuits, partenaires, et ×10 conciergeries d’ici fin 2026.
Le reste, c’est de l’exécution. Lieu après lieu. Vidéo après vidéo. Décision après décision — à deux.
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