Du script freelance à l’API : comment je décide ce qui devient un actor
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Depuis 2023, je fais du scraping et de l’automatisation en freelance. Au début, c’était simple : un client, une mission, un fichier. Je livrais la data. Pas le script.
Trois ans plus tard, j’ai toujours des missions. Mais j’ai aussi des scripts sur Apify. Pas tous. Juste ceux qui valent le coup d’être publiés.
La question que je me pose maintenant, c’est plus : est-ce que je peux le coder ? C’est : est-ce que ça doit devenir un actor — ou rester une presta ?
Pas de storytelling miracle. Juste la règle que j’utilise.
Ma règle (toute bête)
Je publie quand les deux sont vrais :
- c’est simple à lancer pour quelqu’un qui n’est pas tech (tu mets l’input, tu run, tu récupères) ;
- plein d’entrepreneurs me l’ont déjà demandé — pas une idée que j’ai eue sous la douche.
Sinon, je reste en prestation.
Et le second filtre :
- besoin one-shot (un export, une fois, ciao) → presta ;
- besoin dans la durée (rejouer, monitorer, brancher un CRM) → actor.
En clair : si le client veut juste un fichier et qu’il disparaît, je ne perds pas mon temps à packager pour le Store. Si le besoin revient — ou si d’autres me posent la même question — là oui.
Je ne publie jamais les données client, les mots de passe, ni un truc trop collé à un process privé. Sur Apify, je sors le pattern. Pas le dossier.
Où j’en suis côté mix
De 2023 à 2025 : 100 % freelance. Les scripts dormaient sur mon ordi.
En 2026 : plutôt 80 % presta / 20 % assets. Apify commence à compter — autour de 500 $ / mois sur les meilleurs mois côté scripts. Le freelance paie encore largement le loyer.
Objectif 2027–2028 : viser du 50 / 50. Pas en trois mois. Sur deux ans.
Aujourd’hui j’ai environ 80 actors, 1,6k users, 365 / mois. Et comme dans le bilan : 10 à 12 portent vraiment le revenu. Le reste, c’est du long tail, des outils pour moi, des tests.
Trois exemples concrets
Même boulot de base : récupérer → structurer → rendre exploitable. Trois fins très différentes sur le Store.
Airbnb — celui qui marche
Les gens me demandent souvent la même chose : contacter des conciergeries / property managers en location courte durée. Filtrer par ville, récupérer email + téléphone, puis prospecter.
En presta, je livre une base propre. En public, c’est devenu mon Airbnb Pro Host Scraper : tu mets une ville, tu lances, tu sors les contacts. Pas besoin de compte Airbnb.
Résultat : 370 users, 46 / mois, 4,8 / 5. Ça coche les deux cases — demandé souvent, simple à lancer. Et c’est du travel, donc ça parle à l’audience Apify (pas juste la France).
Planity — publié pour le long terme, pas pour le Store demain matin
Là, le client voit plein de trucs dans Planity… mais il ne peut pas vraiment capitaliser. Multi-centres, sessions découverte, envoi vers un CRM, suivi dans le temps.
En presta, je mets un pipeline : extraction, historique, webhook CRM (GHL, HubSpot, etc.).
Sur Apify : le Planity Client Scraper. Aujourd’hui : 2 users. Normal. C’est authentifié, c’est niche FR, ça ne se vend pas tout seul comme un Airbnb.
Pourquoi je l’ai sorti quand même ? Parce que ce n’est pas un one-shot. C’est du pilotage récurrent. L’actor sert à aider dans la durée — même si le Store met du temps.
Safti — top en mission, presque mort sur le Store
Un directeur d’agence veut recruter. Il lui faut des profils SAFTI : contacts, zones, RSAC.
En presta, je sors l’export. En public : Safti France Consultants.
Résultat Store : 5 users, 0 / mois. L’actor est propre. La demande Store, elle, est quasi nulle — trop local FR.
Je le garde. Utile pour les prochaines missions. Je n’en attends juste pas le CA assets. Airbnb porte. Safti, c’est surtout un outil de presta.
Pour résumer sans tableau compliqué : Airbnb = oui. Planity = oui mais patience. Safti = presta d’abord.
Ce que je ne publie (presque) jamais
- un truc one-shot qui ne se rejouera jamais ;
- une niche FR morte sur le Store — sauf si le client a un vrai besoin récurrent (Planity) ;
- tout ce qui contient de la data client ou des accès non publics ;
- un actor “parce que j’ai le code” — sans que personne me l’ait vraiment demandé.
Et un rappel : dès que tu as des users payants, tu as des messages. Passif ≠ zéro support. D’où l’intérêt de ne pas publier 80 trucs moyens. J’en ai ~80 — j’ai appris.
“Tu donnes ton savoir-faire ?”
Non. Ce sont deux marchés.
Ceux qui veulent de l’accompagnement, un process custom, un budget mission → presta.
Ceux qui veulent juste lancer un outil, sans moi derrière → actor.
Le self-serve ne me vole pas mes clients. Il attrape ceux que je n’aurais de toute façon pas pris à plein temps.
Apify aujourd’hui, mon infra demain
Apify, c’est ma couche actuelle. Ça tourne, ça distribue, ça me montre ce qui intéresse vraiment les gens.
Si je veux un actif très long terme, je ne veux pas dépendre d’une seule plateforme. Un jour : mes scripts, mes proxies, mes APIs, un peu de YouTube pour expliquer. Apify me sert à voir le besoin. Ensuite je diversifie.
En vrai, ce que je retiens
Le risque en freelance scraping, ce n’est pas de trop spécialiser.
C’est de refaire les mêmes missions sans se demander : est-ce que ça mérite d’exister sans moi ?
Ma grille, c’est trois questions :
- on me le demande souvent ?
- c’est simple à lancer seul ?
- one-shot ou long terme ?
Si oui / oui / long terme → actor.
Sinon → presta. Et tant pis pour le Store.
Pour aller plus loin
- Les chiffres : bilan Apify après 8 mois
- Le début de l’histoire : d’artisan à infra
- Le parcours freelance : Malt et Fiverr après 3 ans
- Les actors : mon profil Apify
- Un pipeline sur mesure → on en parle 20 min
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