Freelance après 3 ans : de Malt et Fiverr à l’affiliation, Apify et Logement Atypique

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Série Freelance & growthSortir du 100 % time-for-money : missions, affiliation, scripts, produit.

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Où j’en suis après 3 ans de freelance scraping / automation : missions, affiliation, Apify, Logement Atypique — et une stratégie simple : que le service ne soit plus 100 % de mon revenu.

Pas de storytelling miracle. Juste le chemin, depuis Malt et Fiverr, jusqu’aux leviers qui tournent à côté.

Le point de départ : Malt et Fiverr

En 2023, la décision était claire : me lancer en freelance sur le scraping et l’automation. Pour me faire connaître, j’ai fait simple : Malt et Fiverr.

Ce que j’ai fait, sans romance :

  • des prix d’entrée attractifs pour démarrer
  • une bio / description mise à jour très régulièrement
  • des avis clients, encore et encore — plus d’avis = plus de clients
  • un rythme soutenu

Sur Fiverr, je pouvais monter jusqu’à 30 clients / mois. Sur Malt, progressivement 5, 6, 7 — surtout des livraisons de bases de données.

Point important : je n’ai jamais vendu d’heures. Que des missions one-shot au forfait — un prix fixe pour un livrable, calé sur mon TJM (aujourd’hui 500 € / jour sur Malt). Au début les forfaits étaient volontairement bas pour entrer ; ensuite ils ont monté avec la complexité (scraping simple → outbound packagé).

Trois ans plus tard, le compteur est là : 183 projets sur Malt à 5,0 / 5 (115 avis), et sur Fiverr 4,9 / 5 (173 avis) — avec des centaines de missions livrées. Le socle, pour moi, c’est le service client. Sans ça, pas de freelance qui tient dans la durée.

Aujourd’hui, je garde des clients de toute cette période. Et le bouche-à-oreille a fait une énorme partie du travail.

Preuve publique (pas un screenshot marketing) : mon profil Malt — Super Malter, 183 projets, 5,0 sur 115 avis (qualité / délai / communication à 5,0), TJM 500 €/jour. Côté Fiverr : 4,9 / 5 sur 173 avis, forfaits d’entrée autour de ~90 € jusqu’à des packages scraping / mini-SaaS plus élevés.

Voir le profil Malt

Le pattern : de la data livrée à l’offre qui monte

Au début, je livrais surtout le substratum : la data extraite. Mission après mission.

Puis, progressivement, j’ai proposé d’autres services — plus chers, plus packagés — autour de l’outbound et de l’accompagnement. Pas parce que “il fallait pivoter”, parce que les clients le demandaient : j’ai la data… mais je ne sais pas quoi en faire.

C’est de là qu’est sortie une offre plus structurée (Outreacher) : data + prise de contact. Et c’est dans cette période que l’affiliation a commencé à se greffer — notamment Lemlist.

Les leviers à côté du freelance

Le détail de chaque levier est dans des articles dédiés. Ici, le point c’est leur place dans le modèle.

1. Affiliation (~30 000 € / an aujourd’hui)

Au début, ça ne représente pas grand-chose. Puis un programme, puis deux, puis trois, puis quatre. Après 1, 2, 3 ans, ça devient un vrai chiffre — chez moi : environ 30 000 € / an de commissions aujourd’hui.

Le principe est simple : tu recommandes un outil que tu utilises déjà, que tu mettrais dans la stack client de toute façon. S’ils paient via ton lien, tu es payé pour une reco réelle — pas pour une bannière.

Le cas le plus mature chiffré : mon affiliation Lemlist (revenus générés pour le SaaS, lifetime, conversion).

2. Apify : publier les scripts au lieu de seulement les livrer

Pendant 3 ans, beaucoup de scripts restaient “pour le client”. Via Apify, j’en publie une partie : d’autres gens, partout dans le monde, les utilisent. Et je suis rémunéré à l’usage.

Ordre de grandeur récent : mon meilleur mois (le mois dernier) était à ~500 $. Ce n’est pas encore le gros du CA — mais c’est un levier qui dort pendant que je dors. Le détail est dans mon bilan Apify.

3. Logement Atypique : le projet long terme (famille / produit)

À côté, je me permets un projet famille / produit : Logement Atypique. Aujourd’hui, par rapport à mon rôle, au CA et au temps dédié, ça ne représente presque rien financièrement.

En revanche, ça me donne un autre terrain : social, commercial, familial. Du temps que je peux dégager pour un projet que je veux faire grandir sur le long terme — pas pour remplacer le freelance demain matin.

Ce que je ne referais plus

  • les clients chiants qui ajoutent du scope et paient trop lentement
  • les clients qui paient mal dès le début — en vrai, ce sont souvent les plus pénibles ensuite
  • investir du temps / de l’énergie sur ComeUp : j’y ai pas mal mis, ROI quasi nul

Le freelance qui dure, ce n’est pas “accepter tout le monde”. C’est filtrer assez tôt pour garder l’énergie sur ce qui vaut le coup.

Où j’en suis (et où je veux aller)

Mix actuel (ordre de grandeur) : encore ~80–90 % freelance / ~10–20 % leviers (affiliation ~30k€/an + Apify qui démarre + LA quasi à 0). Le service paie encore trop bien pour inverser le ratio d’un coup — d’où l’horizon 3 ans, pas 3 mois.

Aujourd’hui, mes clients freelance me rémunèrent trop bien pour m’émanciper d’un claquement de doigts. Et c’est très bien — le service reste un vrai métier, avec un vrai coût mental : être dispo, prendre l’appel, comprendre, livrer.

La stratégie n’est pas “quitter le freelance”. C’est que, sur les 3 prochaines années, les projets plus passifs (affiliation, Apify, et plus tard ce qui matures chez Logement Atypique) prennent progressivement du poids — jusqu’à viser un monde où le freelance n’est plus 100 % du revenu.

Même un 70 / 30 (service / leviers) serait déjà une victoire : garder surtout les meilleurs clients, ceux qui me font vraiment kiffer, et laisser le reste du revenu tourner sans que chaque euro demande une mission.

Ce que je vais faire pour favoriser la bascule

L’objectif 50 / 50 ne se décrète pas. Voici ce que je pousse concrètement sur les prochaines années :

  • Apify — publier plus de scripts, et les pousser aussi via mon propre canal (pas seulement la marketplace)
  • YouTube — des vidéos pour me faire connaître : journées freelance, développement de scripts, use cases concrets
  • Logement Atypique — continuer à développer la plateforme pour en faire un site de référence sur le long terme
  • Affiliation — continuer à proposer à mes clients les outils que j’utilise déjà en mission

Quatre leviers, un même fil : construire à côté du service, sans arrêter de livrer — jusqu’à ce que le mix bascule naturellement.

Pour qui ce chemin est pertinent

  1. Tu as déjà (ou tu construis) une offre freelance qui crée de la vraie valeur
  2. Tu recommandes déjà des outils / tu produis déjà des scripts réutilisables
  3. Tu es prêt à laisser le temps faire le travail (affiliation et Actors, ça s’empile)

Ce n’est pas “devenir créateur d’affiliation”. C’est monétiser ce que tu fais déjà — pendant que tu continues à livrer.

Conclusion

En 3 ans : Malt + Fiverr pour démarrer fort (aujourd’hui 183 projets Malt à 5,0, Fiverr 4,9), des forfaits plutôt que des heures, puis des leviers qui se greffent — affiliation (~30k€/an), Apify (~500$ sur un meilleur mois récent), et un projet long terme avec Logement Atypique. Le mix reste encore majoritairement freelance (~80–90 %) — et c’est exactement ça qu’on travaille à faire basculer.

Le moteur, ce n’est pas de “fuir le freelance”. C’est de ne plus dépendre uniquement de lui.

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